Interview Virginie Parée

Publié le 30 novembre 2017Infos Pratiques

 

 

Interview Virginie PARÉE – Spécialiste en nutrition.

 

 

  • Bonjour Virginie, pourriez-vous vous présenter en quelques mots?

 

J’ai un parcours assez atypique ! Après avoir été cadre commerciale dans une entreprise spécialisée dans les hautes technologies, j’ai rejoint l’équipe du Dr Yann Rougier, médecin, nutritionniste et neuro biologiste. C’est lui qui m’a enseigné la nutrition. J’ai ensuite rencontré le Dr. Lallement qui a complété ma formation. J’ai donc une approche très pratique et pédagogique de l’alimentation.

Aujourd’hui j’écris des livres, je publie aussi régulièrement des articles dans le magazine Rebelle Santé, je donne des consultations ainsi que des conférences.

J’ai plus particulièrement écrit un livre destiné aux adolescents et leurs parents: Mais Pourquoi Personne ne nous le dit ? 

 

 

 

  • Vous avez participé à la réunion d’info de rentrée au sein du CPGS en septembre dernier et y reviendrez le 15 décembre prochain, comment avez-vous été amenée à collaborer avec le Cours Privé George Sand ?

 

J’ai rencontré les directrices, notamment Sophie Cambourian par une amie commune (Malka Braun). L’’école ayant envisagé de mettre en place un programme sur la nutrition, nous sommes très vite tombées d’accord sur les modalités d’intervention. D’abord auprès des parents, puis dans les classes, le 15 septembre dernier. Une deuxième intervention se fera le 15 décembre prochain. 

 

 

  • En quoi consiste le métier de spécialiste en nutrition auprès d’enfants/d’adolescents ?

 

C’est une approche particulière car ils n’ont pas les mêmes problématiques que les adultes. Eux ne pensent pas aux maladies, à la santé et aux conséquences d’une alimentation déséquilibrée. Ils voient plus l’alimentation comme un moyen convivial de se retrouver entre copains, manger au snack etc. Mais on sait que les adolescents sont dans une période où l’image de soi est très importante, tout autant que la manière dont ils sont perçus par les autres. C’est en cela que j’adapte mon discours sur la nutrition, sans les culpabiliser ni les contraindre. Et puis si je leur parle de la qualité de leur peau (sans acné), de leur silhouette ou de l’odeur corporelle améliorée par des aliments sains, j’ai immédiatement une écoute attentive !

Apprendre à des enfants à bien s’alimenter même s’ils semblent parfois indifférents, c’est un cadeau inestimable à leur offrir.

 

 

  • Selon vous, à quel moment est-il conseillé de consulter un spécialiste en nutrition?

 

 

Tout le monde devrait s’informer sur les bienfaits d’une alimentation saine, mais les informations sur le sujet sont souvent contradictoires. Le manque de temps pour cuisiner et le choix des plats industriels immédiatement consommables vient ajouter à la méconnaissance dans le domaine de la nutrition. Avant, les connaissances sur la cuisine étaient transmises par les femmes mais depuis que ces dernières travaillent et que le nombre de supermarchés a explosé, les bonnes recettes d’antan ont été oubliées. Je pense que tout le monde devrait avoir 2 à 3h de formation sur les choix alimentaires.

 

 

  • Vous abordez le sujet de la méthode « détox » sur votre blog, est-elle adaptée aux adolescents ?

 

La « détox » c’est éviter d’accumuler les toxines et aider ses organes émonctoires à s’en débarrasser. C’est une pratique adaptée à tous les ages. Cela devrait même être une hygiène de Vie.

 

 

  • A l’approche des fêtes de fin d’année, quels conseils donneriez vous aux adolescents concernant les repas ?

 

Evitez les plats cuisinés. Choisissez ce moment de l’année pour cuisiner ensemble, acheter de bonnes matières premières, choisir de bonnes protéines au détriment des mauvaises. Privilégiez le poisson ou les crustacés et évitez les viandes issues de mammifères. Intégrez des légumes à chaque repas, mâchez longtemps. Et puis surtout, savourez  sans culpabilité !

 

  • Est-il important de sensibiliser les enfants au sujet de la nutrition dès leur plus jeune âge?

 

Non seulement il est important de les sensibiliser dès le plus jeune âge, mais la future maman doit faire attention à son alimentation. Privilégier l’allaitement est aussi important, la transition alimentaire entre le lait et le solide aussi. Les premiers aliments donnés à l’enfant vont être décisifs sur les futurs choix alimentaires de celui-ci. Les parents ont un rôle modèle à tenir en la matière.

Eviter les écrans à l’heure des repas me semble aussi un fondamental trop souvent oublié.

 

  • Un mot pour conclure ?

 

Plus les fondamentaux d’une alimentation saine sont enseignés tôt, plus profondément ils seront inscrits dans les comportements de l’adulte en devenir.

Mais rien n’est jamais perdu en la matière et il est toujours temps d’améliorer son alimentation, même si les premières années ont été quelque peu chaotiques !